" La tentation d'Eve "
Pietragalla danse en solo
Nouvelle création
en tournée sur la saison 2010/2011
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« La femme d’aujourd’hui est écartelée entre le passé et l’avenir… » Simone de Beauvoir
Durant 20 siècle, la femme fut soumise au regard de l’homme à travers la religion. La vision de la femme – mère élevée au rang de Sainte ou de la prostitué condamnée au rang de sorcière, lui laissant un champ de liberté très étroit .
De la mythologie grecque au Moyen-âge, de la Renn naissance au Baroque, du Romantisme à l’Après guerre, de l’émancipation de la femme à nos jours, toutes ces mutations ont donné naissance à un corps en mouvement confronté aux codes sociaux de chaque époque
Cet héritage est en chacune de nous. Je suis, multiple, à travers cette histoire collective qui nous révèle nos peurs et nos chimères, j’avance, je tâtonne, je trébuche, mais je reste « L’Eternel Féminin »
Marie-Claude Pietragalla
Chorégraphie et mise en scène : Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault
Costumes / masques / marionnettes : Johanna Hilaire
Réalisation costumes : Sylvie Lefray - lumières : Eric Valentin
Conseillère littéraire : Jeanne Fayard
Avec la collaboration de Daniel Mesguich
" La femme d’aujourd’hui est écartelée entre le passé et l’avenir… " Simone de Beauvoir
" Durant 20 siècle, la femme fut soumise au regard de l’homme à travers la religion. La vision de la femme – mère élevée au rang de Sainte ou de la prostitué condamnée au rang de sorcière, lui laissant un champ de liberté très étroit .
De la mythologie grecque au Moyen-âge, de la Renn naissance au Baroque, du Romantisme à l’Après guerre, de l’émancipation de la femme à nos jours, toutes ces mutations ont donné naissance à un corps en mouvement confronté aux codes sociaux de chaque époque
Cet héritage est en chacune de nous. Je suis, multiple, à travers cette histoire collective qui nous révèle nos peurs et nos chimères, j’avance, je tâtonne, je trébuche, mais je reste « L’Eternel Féminin "
Marie-Claude Pietragalla
Chorégraphie et mise en scène : Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault
Costumes / masques / marionnettes : Johanna Hilaire
Réalisation costume : Sylvie Lefray
Lumières : Eric Valentin
Conseillère littéraire : Jeanne Fayard - avec la participation de Daniel Mesguich
Ici s’exprime le désir de retourner à l’origine du monde, au temps de la Genèse qui marque notre histoire, au besoin de comprendre les forces en jeu qui nous dirigent depuis la nuit des temps . Ces forces nous font vivre, nous conditionnent, nous manipulent, et nous enferment en nous-mêmes.
Eve ou la tentation d’être toutes les femmes à la fois - Eve en quête d’elle-même - Eve entre le désir de paraître et le besoin d’être.
La Tentation d’Eve se dévoile à travers une gestuelle inventive mêlant théâtre et danse, expression et mouvement.
La Tentation d’Eve est un voyage poétique à travers la mémoire des femmes. Son
itinéraire, semblable à un livre d’images, prend naissance dans la Genèse jusqu’à nos jours mais ne suit pas une chronologie historique.
Ces images de femmes sont imprimées dans la mémoire inconsciente : Jeanne d’Arc - La Vierge - Une sainte aussi bien qu’une Princesse ou une Reine.
Autant de modèles qui sont transmis aux jeunes filles mais qui sont aussi présents dans l’imaginaire des hommes.
Notre société cultive et entretient ce fantasme en manipulant la nostalgie de ces représentations et le devenir virtuel de la condition des femmes.
Dans ce solo, la femme guerrière et la femme de pouvoir abritent aussi en elles une femme fragile, un être humain qui de nos jours veut se débarrasser des contraintes imposées par la société des hommes.
La marionnette, donne vie à cet autre en elle-même, cette conscience toujours prête à ressurgir, comme une présence qui vient se rappeler à elle.
Alors que l’Eve-Femme endosse tous les habits d’apparat et de fonction, et tente de se libérer peu à peu de cette société-cage, la marionnette au contraire grandit et devient l’ombre comme un double muet.
Dans une succession de costumes, et une dizaine de tableaux, Eve quitte le royaume de la Pomme et du Paradis perdu pour faire un voyage à travers le Temps, la mémoire, la société, et traverser les époques.
A travers ces identités multiples de femmes, Eve nous dévoile la difficulté d’être une femme ou d’être simplement un être humain.
Ce solo montre l’envers des choses, l’être féminin qui veut se libérer de son armure et poser les armes, la femme qui refuse d’être une image ou un cliché, et d’être ainsi
réduite à une marque de fabrique ou encore d’être inconsciemment victime d’un désir de perfection destructeur.
La Tentation d’Eve nous rappelle que la danse est le langage par excellence pour dire la beauté et l’illusion de l’apparence qu’offre le corps de la femme.
A travers la marionnette qu’elle actionne comme un prolongement d’elle-même, Eve matérialise le besoin de chaque femme de poursuivre un dialogue ininterrompu avec elle-même.
Les personnages somptueux qui nous éblouissent, rappellent la solitude de cette femme-marionnette manipulée.
La poésie d’Andrée Chedid, de Marianne Favreau et de Marceline Desbordes Valmore, sans oublier le théâtre de Molière, viennent soudainement habiter l’espace de la scène, quelques instants, grâce à la voix grave et profonde de Daniel Mesguich...Juste le temps d’un changement de costume, d’époque et d’histoire…
Jeanne Fayard