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Kyle Eastwood

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Présentation du spectacle

Nouvel album à venir pour septembre 2017

Après ses précédents albums enregistrés pour Jazz Village, The View from Here (2013) et Timepieces (2015), qui ont largement contribué à installer Kyle Eastwood sur la scène jazz en France, son nouveau projet, enregistré en avril 2017 près de Paris, veut aller encore plus loin, en visant non seulement le marché hexagonal mais aussi plus largement le territoire européen.

Entouré de son groupe de jeunes loups anglais (Andrew McCormack au piano, Chris Higginbottom à la batterie, Brandon Allen au saxophone et Quentin Collins à la trompette) et avec comme invité spécial sur quelques morceaux le saxophoniste italien Stefano Di Battista, le contrebassiste s'affirme résolument comme un leader et un compositeur qui va puiser autant dans le groove du hard bop et du rhythm'n'blues que dans les atmosphères d'un jazz plus contemporain. Basée sur des rythmes puissants et des mélodies accrocheuses, la recette musicale de Kyle Eastwood est diaboliquement efficace ; et le musicien, jazzman inventif et généreux, n'a décidément pas fini de faire parler de lui.

La sortie de ce nouvel album est annoncée pour le 29 septembre 2017.

Formation :
Kyle Eastwood – contrebasse et basse
Andrew McCormack – piano
Quentin Collins – trompète et bugle
Brandon Allen – saxophones
Chris Higginbottom – batterie

 

Présentation du précédent album " Timepieces "
Sorti le 21 avril 2015 chez Jazz Village

Ce nouvel album du contrebassiste est un parfait reflet de son parcours artistique. D'abord, il sonne comme un aboutissement du travail entamé avec les jeunes Anglais qui l'accompagnent, ésormais rejoints par un batteur cubain qui leur insuffle une pulsation
impeccable. Autour des compositions souvent collectives du quintet, le répertoire est aussi un autoportrait musical de Kyle Eastwood : les reprises choisies (Herbie Hancock et Horace
Silver) révèlent sa passion pour le hard bop lyrique des années cinquante et soixante, et une relecture de son thème pour Letters from Iwo Jima confirme l'importance de son écriture pour le cinéma. Tout en élégance mélodique et en groove soutenu, nous voilà au
coeur d'un songbook moderne du jazz d'aujourd'hui.

Après avoir fait paraître en 1998 son tout premier disque en leader, “From There to Here”, ancrant résolument ses références dans l’âge d’or du jazz orchestral des années 50, Kyle Eastwood aura passé l’essentiel des années 2000 à repousser toujours plus loin les frontières de son univers personnel en déclinant avec beaucoup d’élégance et de savoir faire toute l’étendue de ses goûts musicaux au fil d’albums aussi éclectiques que raffinés flirtant tour à tour avec l’électro-jazz cool et sophistiqué (“Paris Blues”), le smooth jazz aux accents « seventies » et résolument groovy (“Now”), voire le manifeste “arty”, chic et urbain, subtilement métissé (“Métropolitain”). C’est fort de cette exploration amoureuse et érudite des multiples tendances de la pop music mondialisée la plus contemporaine, que le contrebassiste semble avoir entrepris depuis quelque temps de retourner tant dans la forme que dans l’esprit vers un jazz plus direct, lyrique et mélodique — en quête d’une relation à “la tradition” à la fois réaffirmée et renouvelée.L’enregistrement en 2011 de l’album “Songs from the Château” fut l’amorce pour Kyle Eastwood de cette nouvelle phase décisive dans sa carrière. A la tête d’un tout nouveau quintet composé de jeunes musiciens anglais à peu près inconnus mais incontestablement talentueux et parfaitement en phase avec ses parti-pris musicaux, le contrebassiste y posait les jalons d’une musique mélodieuse et pleine de swing, à la fois simple dans ses formes et extrêmement raffinée dans son expression. En faisant paraître en 2013 “The View From Here” sur le label JazzVillage, le contrebassiste, accompagné toujours de la même formation, confirma avec brio cette nouvelle orientation esthétique, donnant souvent l’impression de chercher à renouer avec l’essence même du jazz en s’appropriant quelques-unes de ses formes archétypales mais surtout en fondant pour une grande part son discours sur le plaisir du jeu et de l’interaction collective. Aujourd’hui, tout en s’inscrivant sans ambiguïté dans le prolongement de ces deux œuvres que l’on pourrait presque, avec du recul, qualifier de transition, “Timepieces” vient incontestablement s’inscrire comme une borne essentielle dans la discographie de Kyle Eastwood en s’affirmant comme une sorte d’aboutissement de ce vaste mouvement introspectif à la fois personnel et esthétique entrepris par le contrebassiste aux fondements même de sa vocation de musicien.

“Ce que j’ai voulu faire dans ce disque, c’est payer ma dette au jazz de la fin des années 50 et du début des années 60“ explique Kyle Eastwood. “Ce hard bop lyrique, plein de groove et aux harmonies sophistiquées que jouaient les Jazz Messengers d’Art Blakey quand Lee Morgan et Wayne Shorter en faisaient partie, les formations d’Horace Silver sur le label Blue Note ou les différents quintets de Miles Davis tout au long des années 60 : c’est la musique que je préfère et qui n’a jamais cessé de me fasciner depuis que je l’ai découverte à l’adolescence… Ce qui était extraordinaire à l’époque c’est à quel point tous ces groupes possédaient une signature sonore immédiatement identifiable. Je me suis demandé d’où venait cette singularité et j’en ai conclu que c’était principalement le fruit d’un travail collectif sur le long terme… C’est avec cette façon de concevoir et de faire la musique que j’ai cherché à renouer sur ce nouvel album.”

Et de fait, si la musique de ce nouveau disque donne une telle impression de maturité, c’est qu’elle ne se contente pas d’emprunter des formes du passé de façon superficielle. Elle parvient constamment à trouver l’équilibre entre une référence toujours plus affirmée à l’esthétique hard bop du tournant des années 60 (dans ses liens au blues, dans ses grooves, dans son travail sur les potentialités orchestrales du quintet) et une façon résolument actuelle d'interpréter cette tradition. Chacun des musiciens impliqués dans le projet apporte son expérience singulière de l’histoire du jazz et des musiques populaires qui constituent la richesse et la diversité de la sono mondiale contemporaine (de la pop au rock en passant par l’électro, et la musique noire sous toutes ses formes).

“Le répertoire a vraiment été conçu et travaillé de façon collective,” précise Kyle. “J’ai apporté l’essentiel du matériel, des bribes de mélodies, des suites d’accords mais le plus souvent la forme terminale des morceaux s’est cristallisée dans le jeu et l’interaction au moment des répétitions. L’association que je forme avec le pianiste Andrew McCormack et le trompettiste Quentin Collins a presque 10 ans maintenant. C’est un luxe de pouvoir développer un projet sur une si longue durée. Ça s’entend évidemment dans la musique que l’on fait. Mais si notre complicité constitue le coeur de ce quintet qui possède désormais une vraie homogénéité au niveau du son, le fait que de nouveaux musiciens sont venus dans ce disque s’intégrer au groupe est très important. Brandon Allen aux saxophones et surtout Ernesto Simpson à la batterie, qui est originaire de Cuba et qui a amené au groupe toute sa fougue et ce swing latin si particulier, ont incontestablement enrichi la musique de cet album en l’ouvrant à d’autres horizons.”

Revisitant de façon extrêmement cohérente quelques grands standards du jazz des années 60 (“Dolphin Dance” d’Herbie Hancock et “Blowin’ The Blues Away” d’Horace Silver — les deux grandes références esthétiques de l’album) ; apportant toute une série de compositions originales très inspirées et renouant avec classe avec l’esprit de cette époque (“Prosecco Smile” et son groove typique de boogaloo ; “Incantation” ressuscitant le lyrisme de Wayne Shorter ; “Bullet Train” ou encore ”Peace of Silver” dédié à la mémoire d’Horace Silver décédé pendant la séance) ; intégrant même au répertoire pour la première fois, un thème emprunté à son travail pour le cinéma (la magnifique ballade extraite de “Letters From Iwo Jima” et ré-imaginée en duo avec McCormack), Kyle Eastwood signe avec “Timepieces“ un disque aussi riche que séduisant et assurément son oeuvre la plus personnelle à ce jour.

En accord avec V.O Music

 

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