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Maurane

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Présentation du spectacle

 

Après une pause en 2017, Maurane préparera un projet de tournée avec un tout nouveau spectacle pour 2018


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Spectacle "Toujours aussi scène", tournée été 2016

Nouvel album, nouveau répertoire, nouvelle tournée !

Maurane a sorti en novembre 2014 son nouvel album "Ouvre". Elle présente ces nouveaux titres, ainsi que ses plus grands « tubes » dans un nouveau spectacle en tournée sur l'été 2016, accompagnée de 4 musiciens.
De belles surprises en perspective…

Distribution :
Louis Winsberg : guitare et direction musicale
Evert Verhees : basse
Stéphane Huchard : batterie
Philippe Decock : clavier


Retrouvez les coulisses de l'enregistrement de l'album ICI

1er titre du nouvel album: " Trop forte "


Et 1er extraits :




Nouvel album "Ouvre"
Sortie le 17 novembre 2014 - Polydor
Maurane revient cette année avec un album exceptionnel enregistré au studio ICP à Bruxelles.
L’album est co-réalisé par Evert Verhees, avec qui elle avait déjà enregistré ses grands albums « amis ou ennemis » et « l’un pour l’autre », et à qui l’on doit la musique de l’excellent titre « toutes les mamas ». Aux manettes de ce nouveau disque également, Louis Winsberg, qui avait collaboré avec elle sur son dernier album « fais-moi une fleur ».

On y trouve deux duos avec Bernard Lavilliers et Yseult, des collaborations avec Lionel Florence et Pascal Obispo, Miossec et Stanislas, Christophe Mae et cinq textes de Maurane. On la retrouve plus authentique que jamais.

Maurane en quelques chiffres :
- 28 ans de carrière
- 11 albums studio (dont 2 best of)
- 3 albums live
- + de 2 millions de disques vendus 


Maurane a fait partie du jury de la Nouvelle Star sur D8 en 2012/2013 et 2013/2014.

Présentation détaillée de l'album :

Inutile d'emprunter des chemins détournés. De Maurane, c'est sans conteste l'album qu'on guettait et espérait secrètement : personnel, introspectif, tendre, poignant, profond et enjoué. Symbole d'un éclectisme aussi bien cohérent qu'éclatant, il porte parfaitement son nom et parvient à créer des spécificités de liens - comme l'omniprésence des éléments naturels dans les chansons - qui font sens. Ceux qui suivent la chanteuse de près ne tomberont pas des nues puisque la plus française des bruxelloises a toujours eu un penchant pour des escapades aventureuses. Ne pas s'enfermer dans l'immobilisme, c'est un peu sa marque de fabrique. Le propre certainement des épicuriennes. Maurane est de cette race-là. Un avis de tempête à elle seule. Sauf qu'ici, elle s'engouffre plus que jamais dans l'antre de tous les possibles. « Je ne suis pas lisse dans la vie mais plutôt extrême. Je passe par toutes les couleurs de l'enfer et de l'arc-en-ciel. Au final, mes disques sont un peu comme moi. Et celui-ci représente vraiment toutes les facettes de mon caractère ».

Longtemps, elle a chanté les mots des autres. Maintenant, elle n'hésite plus à dire les siens. Cinq titres ici au compteur (Je voudrais tout te dire, Fée des enfers, Des ailes pour des îles, Ma dernière cigarette, Jamais seule). Certains somnolaient dans ses tiroirs depuis plusieurs années. « Il m'est arrivé d'être frustrée de ne pas les faire vivre sur disque mais j'ai toujours une pudeur par rapport à ça. J'ai tellement été bien servie par les auteurs. En les écoutant, je me suis dit que ces chansons avaient toute raison d'exister ». Sa garde resserrée a fini par la convaincre de faire le grand saut. Elle écrit au ressenti. Souvent, c'est l'urgence qui commande. L'effet exutoire n'est, bien sûr, pas à exclure. Elle remplit des cahiers selon l'humeur. Parfois frénétiquement si la période se veut propice. Le fond comme la forme n'appartiennent qu'à elle. « Cela va de la lettre d'amour jamais envoyée à un homme à des jeux de mots, des stratégies obliques à des pensées sur la famille, d'un texte de chanson à des choses qui parlent de sexe. Cette démarche a chez moi des vertus thérapeutiques. Cela fait partie de mon jardin secret. Avant ma mort, je brûlerai tout de peur qu'on tombe dessus ».

Maurane a conscience que Trop forte, palpitant cri du cœur déjà lancé en radio, fera causer. En bonne accro aux réseaux sociaux, elle n'a pu s'empêcher d'y guetter les commentaires. Ils sont moins vifs qu'elle ne l'aurait imaginé. De toute façon, elle s'en fiche, elle tient la chanson à la force du poignet. « Pierre-Yves Lebert et Daran n'osaient pas me la proposer par crainte de me vexer. C'est finalement mon directeur artistique qui s'y est collé. J'ai eu envie immédiatement de la porter. Il y a dix ans, je n'aurais sans doute pas accepté car je n'étais pas assez loin dans le chemin parcouru. Le message est positif puisque je dis dans la chanson que je suis trop forte d'être arrivée jusqu'ici. Et c'est vrai que je me suis pas mal démerdée ». Petite, sa famille la surnommait « bouboule ». Dans la cour de récréation, moquerie autour de ses rondeurs. Entre une mère adepte de la cuisine grasse et une grand-mère qui la met au régime, son corps fait le yo-yo. « Je n'ai rien compris à ma vie physique, j'ai toujours vécu dans les contradictions. Mais la chanson va plus loin que la boulimie, le surpoids, l'obésité morbide, l'anorexie ou certains mannequins qui sont à la coke et ne mangent pas. On vit dans une société où on dirait que l'identité n'a plus aucune importance. Il faut se fondre dans le moule, ressembler à tout le monde et surtout ne pas outrepasser certains critères. C'est devenu affolant ».

Fidèle au frisson
Pour ce nouvel opus, Maurane a retrouvé les bonnes vibrations du mythique studio ICP à Bruxelles, avec en amont trois jours de répétition dans une salle à l'étage afin de trouver la direction musicale à suivre. Une nouveauté pour celle qui avait pour habitude de se sentir en danger lors des séances d'enregistrement initiales. « Dès le premier jour, il y avait là une vraie sérénité. En plus de gagner du temps, on est tous arrivés dans de très bonnes dispositions ». Suivant son instinct, elle a convoqué à la réalisation Louis Winsberg et Evert Verhees, le complice des débuts. Sur le papier, ce duo n'avait rien d'évident. Le premier, remarquable guitariste qui l'accompagne sur scène, a un goût prononcé pour l'exploration, les dissonances, les harmonies. Le second, à la fois un bassiste émérite et arrangeur hors pair, a un sens de la mélodie plus précis, efficace et carré. Une approche à la base diamétralement opposée qui a finalement débouché sur une entente artistique totalement probante.

Quand Maurane reçoit une chanson, elle est toujours fidèle au frisson. Elle cite pour cela l'immense harmoniste belge Toots Thielemans qui a coutume de dire : « Il faut faire confiance à la chair de poule». Sensation épidermique qu'elle a ressentie lors de l'écoute de Toi c'est différent, chanson sur la pudeur des hommes signée par le tandem Lionel Florence/Pascal Obispo et ornée par la suite des cordes majestueuses de Pierre Bertrand. Des larmes qui se mettent à couler sans avoir été commandées. « Après l'enregistrement de mon duo avec Christophe Willem pour l'album du Sidaction, je suis restée en studio avec Pascal. Il s'est mis à jouer la mélodie au piano et je me suis prise une claque. Il fouille dans ses affaires pour retrouver le texte puis me propose de se remettre au piano pour que je la chante. Ce que je fais, bien que je vienne seulement de le découvrir. Je me lance, l'interprète, et je retrouve mon Pascal en larmes. En sortant du studio, on est tombés dans les bras l'un de l'autre et on a pleuré ». Difficile aussi de ne pas rendre les armes à l'écoute du déchirant Elle oublie, duo avec Bernard Lavilliers dans lequel les mots sensibles et caressants de Valérie Vega nous rappellent au souvenir de la grande Annie Girardot. Maurane l'a côtoyée un peu. Son admiration est sans limites. Ce disque, c'est à la fois une conquête et une offrande. Il offre une transition idéale avec l'album précédent Fais-moi une fleur et son élégance jazzy (Ouvre), entraîne Yseult – finaliste de la dernière édition de la Nouvelle Star - dans son sillage pour un ovni disco-soul (A part être), désamorce l'idée de la mort par une rythmique latine chaloupée (Sous ces yeux-là), fédère par son message (Ensemble) et se termine par un constat existentiel implacable sous la plume de Miossec (Où vont les hommes). Ce sont à chaque fois des instants d'abandons. Le reflet d'une personnalité entière, complexe, fiévreuse, émotive.
Les chansons sont faites pour combler des manques. En tressant une lumineuse ligne de cœur, l'album de Maurane agit comme une puissante piqûre de rappel.


Maurane dans le texte

Je voudrais tout te dire : Je l'ai écrite pour ma fille Lou il y a une dizaine d'années. Son père et moi ne sommes pas des simples. Et on a fait une écorchée vive. C'est quelqu'un qui souffre et qui encaisse depuis toute petite, elle rit beaucoup, pleure beaucoup. A deux ans dans son bain, elle m'a glissé : « Je suis une fille compliquée, maman ». Je me suis dit qu'elle était mal barrée (rires). Quand je ne vais pas bien, je suis dans les abîmes de la détresse. Cette chanson, c'est en quelque sorte une prière dans laquelle je lui demande de ne pas faire comme moi, de se donner les moyens d'être heureuse. Quand elle est venue la découvrir en studio, elle a eu ce visage grave, m'a pris la main, l'a serrée et elle a fait à la fin un petit hochement de tête. Elle n'a rien dit du tout mais la façon dont elle m'a regardée était significative.

Fée des enfers : J'ai pensé à plusieurs personnes mais je tairai les noms par décence. Un de mes amis a été harcelé par sa femme qui est devenue machiavélique. Au bout du compte, il s'en est sorti et a trouvé le bonheur ailleurs. Il n'empêche qu'il est resté longtemps sous son emprise. Elle n'a pas agi par hasard. Jean-Jacques Goldman m'a un dit jour : « Tu as remarqué que les gens heureux ne font jamais chier ». C'est tellement vrai. Quand une histoire ne marche plus, il faut avoir le courage de se casser.

Des ailes pour des îles : C'est une ode à la vie. Je n'ai pas vraiment de religion mais le bouddhisme se rapproche le plus de mes convictions. Je crois beaucoup aux éléments. Je parle du vent mais c'est métaphorique et il faut entendre par là la vie. Il y a le vent qui vous donne un coup de fouet positif et celui qui est violent. Pour moi, c'est comparable à ce qui se passe sur terre. Cette chanson a été écrite très rapidement sur la musique de Louis Winsberg

Ma dernière cigarette : Cette chanson date également. Au départ, elle s'appelait E.T. fume des gitanes. C'est l'histoire d'une femme qui se retrouve en face d'un homme dont elle folle amoureuse. Mais elle sait qu'elle est dans une impasse. Chaque fois qu'il fait griller sa gitane, elle a l'impression de mourir un peu plus. En quelque sorte, c'est la cigarette du condamné. C'est du vécu. J'étais littéralement envoûtée, comme si on m'avait jeté un sort. Cet homme n'a jamais fui le contact, ce qui était encore pire. On était dans l'ambivalence la plus totale. Écrire ce texte m'a permis de pouvoir passer à autre chose et de prendre conscience que tout ça n'allait me mener nulle part.

Jamais seule : Encore quelque chose de vécu mais là on touche à la schizophrénie. Je ne peux pas trop l'expliquer mais je crois aux fantômes. J'ai souvent eu l'impression que j'étais observée. Une part de moi a envie d'établir le contact avec ces fantômes et l'autre réclame qu'ils me foutent la paix. Je parle beaucoup toute seule, je me fais des films, je m'imagine des dialogues. Je reconnais que c'est une chanson de barjo. On va croire que je ne suis pas finie (rires).

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